jeudi, 30 novembre 2006

Verre...

Quand mon verre est vide, je le plains.

Quand mon verre est plein, je le vide.


(Raoul Ponchon)

samedi, 28 octobre 2006

Plénitude

Voici venue la phase où l'on n'a plus rien à dire, plus rien à éprouver... plus rien à analyser... une phase où l'on perd les outils de reproduction des perceptions... Les dons seraient-ils alors éphémères et épuisables ? Est-ce qu'on oublierait les réflexes ? Est-ce possible de perdre l'usage de l'art ?

C'est la phase où l'on n'a peut-être plus besoin d'exprimer quoi que ce soit. Et après tout, si ce n'est plus un besoin vital, tant mieux... Ce n'était q’un luxe que l'on s'impose parfois, et ce sera un boulet de moins... que demande le peuple !

Il serait, toutefois, plus judicieux de ne pas se précipiter et avancer des hypothèses qui ne tarderont pas à être décrédibilisées par les bons soins du temps – le Z'man comme on dit chez nous.

Il ne faut pas oublier que la machine est encore en marche, et que les dés ne sont pas tous jetés...

Que de peaux d'ours furent vendues à l'avance! et que de mots furent dégurgités sans être mâchés bien comme il faut.

Et finalement, pourquoi mettre tout en œuvre pour trouver un titre à chaque chapitre ? et pourquoi cette manie à vouloir classer tout dans une rubrique ? A quoi bon chercher à la loupe – et parfois au télescope – un sens et une logique à tout? Quel intérêt y a-t-il à essayer malgré vent et marrées de déchiffrer ce gigantesque rébus qu'est la vie ? Qui a dit que le fait de comprendre était une fin en soi ? N'est-il pas établi que plus on comprend , plus on souffre ? Ne devrait-on pas plutôt essayer de réparer ce qui est humainement possible de réparer et faire la taupe sur ce qui n'est manifestement pas recyclable ? Ce serait moins absurde que de s'acharner contre les moulins à vent.

Ça bouge énormément là-dedans... ça s'agite et ça fourmille dans tous les sens... Mais puisque tout est encore à l'état embryonnaire, mieux vaut tourner la langue sept fois avant de spéculer en l'air et d'attirer éventuellement la poisse...

Serait-ce cela que l'on appelle maturité ? Serait-ce l'aboutissement d'une trop longue et tortueuse métamorphose ? Pourrais-je enfin émerger de ce cocon qui avait commencé à m'étouffer depuis des lustres mais qui reste pour moi le seul bouclier contre tout cataclysme insoutenable ? Serait-ce la dernière station de mon trop long voyage initiatique ?

Je ne détiens aucune réponse, et c'est drôle, cela m'est égal... j'arrive mieux à dompter les djinns de la curiosité – du moins pour le moment...

Ce n'est pas une morne indifférence qui vient s'installer, mais c’est plutôt une douce résignation qui m'envahit... une étape supérieure dans mon cheminement spirituel... et curieusement, tout devient relatif, et les critères changent ou se dissipent... Les limites entre toutes les notions contradictoires deviennent confuses...

Faute de pouvoir contrôler l'événement, autant modifier les coordonnées de transmission en fonction de mes outils récepteurs... allez comprendre...

mercredi, 19 avril 2006

Mornes élucubrations

Fourberie des mirages

Des brasiers qui ravagent

 

Déboires... affres incisifs  

Vieux châtiment de Sisiphe ?

 

Flots de larmes incendiaires

Songes devenus poussière

 

Voix hideuses qui rugissent

des profondeurs des abysses..

 

Des visions cauchemardesques...

C'est ce qui orne la fresque

Red

mardi, 10 janvier 2006

Signes 2

 

J'attendais un signe, et voilà ce que reçois :

reçu 5 sur 5!!!

Merci, ça ne peut pas être plus clair !

mardi, 15 novembre 2005

Hibernation

je ne suis pas là pour le moment...j'ai besoin d'un peu de recul...je voudrais dormir...dormir...et ne rien ressentir...dormir sans que rien ni personne ne me réveille......Red-en-hibernation